Des offres d'emploi dans le domaine de la phytopathologie (thèses, post-docs, CDD, CDI) circulent via la liste de diffusion de la SFP, accessible à tous les adhérents à jour de leur cotisation.
Nous préférons ce mode d'information dynamique et réactif à la diffusion sur notre site Internet de listes statiques, qui sont trop vite périmées.
Pendant les deux années d'existence de l'Association des Anciens du D.E.A. de Phytopathologie (AADP, aujourd'hui dissoute), Corine Enard a développé un service emploi personnalisé avec un taux de placement remarquablement élevé vu les conditions peu propices du marché. La SFP a repris en 1996 cette activité de placement des étudiants ayant une formation dans le domaine phytopathologique, en l'étendant à l'ensemble de ses membres.
Les infos suivantes (fonctionnement du service, Internet et l'emploi, compte rendu de la table ronde Emploi de Nice, Novembre 1996) ont été rédigées par Ivan Sache, responsable du Service Emploi. Si vous souhaitez en savoir plus sur le service, en bénéficier ou avez des propositions (offres de postes, suggestions, etc...), n'hésitez pas à le contacter :
Laboratoire de Pathologie Végétale, 78850 Thiverval-Grignon
Dans le passé, le service a fonctionné au coup par coup, selon les propositions reçues et les demandes formulées par les adhérents à la recherche d'un emploi. Ce système semble être actuellement le plus efficace. En effet, la parution des annonces dans le bulletin ou leur insertion sur le serveur de la S.F.P. entraîneraient de lourdes charges de travail et seraient sans doute peu efficaces à cause des délais de parution du Bulletin et de l'accès encore limité à Internet.
Deux points sont importants pour assurer une bonne continuation du service :
1. Le recensement des demandeurs. C. Enard, travaillant à l'INA-PG, avait des relations étroites avec les étudiants du DEA, relations que je n'ai pas. Je demande donc aux personnes désirant bénéficier de mes services, en particulier ceux et celles qui ne faisaient pas partie de l'AADP et que je ne peux donc pas localiser, de me communiquer leurs coordonnées et leurs desiderata. J'encourage les chercheurs, les enseignants et les encadrants à diffuser cette page et à motiver les personnes en fin de DEA, de thèse ou de post-doc afin qu'ils prennent contact avec moi pendant qu'ils disposent encore des facilités de communication offertes par les laboratoires. Cette procédure ne doit pas être interprétée comme une mise à la porte accélérée, mais au contraire comme une mise sur de bons rails.
2. Le recensement des propositions. J'appelle ici encore les chercheurs, enseignants et encadrants à me faire parvenir toute offre qu'ils jugent digne d'intéresser le plus grand nombre. Il en est de même pour les 'bruits' d'ouverture de postes dans la fonction publique. Les circuits 'informels' fonctionnent en général beaucoup plus vite que les circuits officiels à forte hiérarchisation.
Internet permet d'accéder à un certain nombre de serveurs répertoriant des offres d'emploi. Afin d'éviter aux personnes intéressées de partir à la pêche à la ligne dans les tréfonds du WWW, voici quelques pistes:
1. L'Association Bernard Grégory (ABG) s'adresse spécifiquement à des doctorants et post-doctorants. Son serveur très complet diffuse des offres d'emploi, avec remise à jour hebdomadaire. A côté des offres propres à l'ABG, le serveur diffuse également les offres de l'APEC (Association Pour l'Emploi des Cadres) et de l'APECITA (Association Pour l'Emploi des Cadres, Ingénieurs et Techniciens en Agriculture et Agro-alimentaire), et reprend les annonces mensuelles du magazine La Recherche. Le serveur propose aussi un guide pratique pour répondre aux offres, des informations sur le marché de l'emploi et des liens vers d'autres serveurs proposant des offres d'emplois.
Il est possible de recevoir toutes les offres d'emplois à titre individuel et gratuit par courrier électronique, en envoyant à Grenet un message comprenant subscribe abg-jobs prénom nom organisation dans le texte du message. Il est aussi possible de bénéficier d'un service personnalisé en contactant les antennes de l'ABG :
2. La Guilde des Doctorants est une association basée à l'Université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand. Elle aide les étudiants durant la préparation de leur thèse. Visitez leur site Web, qui est une source d'information intéressante pour les débouchés et propositions d'emplois.
Nouveauté!! Depuis quelques jours, la Guilde des Doctorants a lancé sur internet un Guilde visant à améliorer la diffusion d'information sur les recrutements (web des sections cnu centralisé, affichage des résultats de la qualif et du recrutement...), et aussi à favoriser la diffusion des thèses (mise en place d'un catalogue global et gratuit sur le net puis, ensuite, des thèses elles mêmes). Plusieurs associations de doctorants et d'enseignants soutiennent
actuellement cet appel, et plus de 940 signatures individuelles ont été recueillies.
Si vous voulez soutenir l'appel, vous êtes invités à nous le faire savoir par un message à gdd-web@gargamel.univ-bpclermont.fr.
L'association ANDES (Association Nationale des Docteurs-en-Sciences) produit chaque année un "Guide des études doctorales et post-doctorales" très bien documenté. L'association est basée à l'Institut National Agronomique à Paris, et peut être contactée par mail.
4. les 'newsgroups' sont des forums thématiques auxquels chacun peut apporter sa contribution, lire celles des autres et éventuellement y répondre. Vous avez accès aux newsgroups auquel votre serveur est abonné; donc consultez votre administrateur de serveur ou informaticien de centre (et non pas le responsable du newsgroup qui ne pourra rien pour vous) si vous avez des problèmes. Il existe un newsgroup consacré aux post-docs (sci.research.postdoc). D'autres newsgroups spécialisés (sci.bio.phytopathology, sci.bio.botany, sci.bio.ecology, sci.bio.misc) contiennent des offres et des demandes de postdocs (et autres) dans le monde entier, surtout aux Etats-Unis. Le newsgroup sci.emplois.offres recense des offres d'emplois dans tous les domaines. Le principal problème de ces forums est l'abondance de messages dans certains d'entre eux (jusqu'à 60 par jour dans sci.bio.ecology par exemple).
Il est possible de souscrire à certains newsgroups par courrier électronique. Par exemple, on peut recevoir des annonces d'emplois en envoyant à biosci-server@net.bio.net un message contenant subscribe employment dans le texte du message. On risque alors de recevoir plus de 100 messages par jour et de saturer sa boîte aux lettres très rapidement.
5. l'association Postdoc International fournit une liste de fichiers pouvant être obtenus par courrier électronique (notamment listes d'emplois classés par discipline : biologie, biochimie, génétique, écologie, horticulture, forêts, environnement; et par pays : Australie, Belgique, Canada, Rép. Tchèque, France, Grande-Bretagne, Allemagne, Guyana, Hong-Kong, Inde, Indonésie, Israël, Italie, Jamaïque, Japon, Corée, Mexique, Pays-Bas, Afrique du Sud, Espagne, Suède, Suisse, Taïwan, Thaïlande, Etats-Unis). Pour la recevoir, envoyer à post@docserv.saclay.cea.fr un message contenant get index dans le texte du message. Les fichiers intéressants peuvent ensuite être obtenus par courrier électronique selon une procédure détaillée avec la liste de fichiers disponibles. Les contacts sont P. Buchet et V. Vigneron.
6. l'American Phytopathological Society (APS) propose sur son serveur APSNet des offres d'emplois et des liens vers d'autres serveurs analogues.
7. les annonces des revues scientifiques :
Internet est en perpétuelle évolution. Des serveurs disparaissent sans laisser de trace, d'autres changent d'adresse, des nouveaux apparaissent. La navigation sur Internet s'apparente plus à du canyoning (les paysages et l'eau en moins) qu'à du surf. Si vous découvrez d'autres sites intéressants, n'hésitez pas à les signaler à D. Andrivon et à moi même . Des liens hypertextes seront effectués à partir de cette page, pour permettre à tous de bénéficier de vos trouvailles.
Lors du dernier congrès national de la SFP à Toulouse, lors duquel j'ai inauguré mon mandat tout neuf de Président, le hasard de la programmation m'a fait succéder en tant qu'orateur à Georges Marchoux, ancien Président de la SFP. Bien que nous ne nous fussions pas concertés, Georges m'a passé en quelque sorte le flambeau de la SFP en montrant à la fin de sa présentation la couverture du Bulletin de la SFP de la fin des années 1980. Les adhérents d'un certain âge, c'est-à-dire supérieur ou égal au mien, n'auront pas oublié les petits fascicules à couverture jaune ornée d'un dessin de Rousso qui nous donnaient plusieurs fois par an des nouvelles de notre discipline. Le responsable de la parution du Bulletin était Jean-Paul Geiger, à qui succédèrent Didier Andrivon, Olivier Le Gall et moi-même. Le progrès technologique a fait que la communication entre les membres s'effectue maintenant au quotidien par l'intermédiaire de la liste de discussion de la SFP. J'ai pour seule fierté d'avoir eu l'idée de la lancer et de ne pas avoir eu trop à me dépenser pour convaincre le conseil d'administration du bien-fondé du projet. Depuis juillet 1999, plusieurs centaines de messages ont circulé sur cette liste, qui semble être devenue une sorte de lien indispensable à en juger par les messages que je reçois quand elle subit des dysfonctionnements.
Si tout fonctionne si bien électroniquement, à quoi bon maintenir une société savante du nom de SFP ? Ne serions-nous qu'une pieuse relique des temps d'avant l'électronique et avant la génomique ? Au vu de l'enthousiasme avec lequel nos jeunes collègues et étudiants rejoignent la société, participent aux manifestations soutenues par la SFP et demandent à bénéficier de bourses pour assister à d'autres congrès, l'existence de la SFP n'est nullement remise en question. Nous n'avons ni l'importance numérique ni les assises financières de nos consoeurs étrangères, mais certains services que nous offrons aux membres - bourses et liste de diffusion - font l'admiration de nos collègues étrangers. Ces mêmes collègues ne se font jamais prier lorsque nous les invitions à participer à nos congrès (national, Aussois), ce qui indique qu'ils sont sûrs d'y trouver accueil, présentation et discussion de qualité.
Donc tout est rose dans le monde merveilleux de la SFP. Tout, enfin presque tout, hormis peut-être l'essentiel. Chaque année, notre société se sépare de nombre de ses membres, malheureusement souvent les plus jeunes : chaque année, un certain nombre des doctorants que nous avons encadrés et formés dans nos unités, que la SFP a aidés à faire reconnaître leurs compétences à l'extérieur, quittent le monde merveilleux de la SFP car ils se trouvent "en recherche d'emploi". Certains s'accrochent et persévèrent, d'autres finissent par lâcher prise, de toute façon, nous (les permanents) finissons par ne plus les voir ni avoir envie de les voir, puisqu'ils nous renvoient nos propres contradictions dans la figure. Et pourtant nous les avons sélectionnés, nous les avons choyés, couvés, afin de leur faire produire le meilleur d'eux-mêmes. Et puis nous avons gravé leurs résultats sur un CD-ROM et nous en avons fait un alinéa de nos rapports d'activité, nous leur avons souhaité bonne chance puisque nous n'avions rien d'autre à leur proposer, en leur demandant bien de garder le contact. Comme la vie continue et qu'il faut bien que quelqu'un fasse le travail, nous en avons sélectionné d'autres, tout aussi motivés et performants, nous les avons choyés...
Ivan SACHE