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Société Française de Phytopathologie

Une association sur les maladies des plantes...
et au service de celles et ceux qui les étudient !

Présentation de la SFP

Vocation

La Société Française de Phytopathologie (SFP) est une Association sans but lucratif, créée le 12 Mai 1971, dont les objectifs sont :

  • d'encourager et de développer les études en phytopathologie, science qui étudie les maladies des plantes et leurs remèdes ;
  • de faciliter les relations entre les chercheurs de cette discipline ;
  • de favoriser la diffusion des données nouvelles et des connaissances en Phytopathologie.

La SFP est membre de l’EFPP (European Foundation for Plant Pathology) et de l’ISPP (International Society for Plant Pathology) qui regroupe l’ensemble des sociétés nationales de phytopathologie, en particulier l’APS, la BSPP et la SIPaV avec lesquelles la SFP a des relations étroites. La SFP est également membre associée du COSSAF (Collège des Sociétés Savantes Académiques de France) et de BioGée, la Fédération des Sciences et Technologies du Vivant, des Sciences de la Terre et de l’Environnement.

 

Status

Voir les statuts de l'association : Statuts 

 

Historique de la SFP (par Ivan Sache)

Fondée en 1971, la Société Française de Phytopathologie, est, au regard des sociétés étrangères, de création très récente, bien que la phytopathologie ait émergé en France en tant que discipline il y a plus d’un siècle. Le premier professeur de pathologie végétale, Édouard Georges Delacroix (1858-1907), fut nommé en 1903 à l’Institut national agronomique (INA, maintenant, AgroParisTech) de Paris. La  SFP a en fait été refondée sur les cendres de la vénérable Société de pathologie végétale de France, elle-même fondée en 1914 et tombée depuis dans un oubli immérité.

La Société de pathologie végétale de France, enregisrée le 11 février 1914, tint sa première réunion pleinière le 1er mai suivant. La société organisa ensuite une réunion le premier vendredi de chaque mois, dont les compte-rendus furent publiés chaque mois dans le Bulletin de la société de pathologie végétale de France. Le texte liminaire du premier numéro du bulletin explique, de façon très moderne, la nécessité de l’établissement d’une société dédiée aux maladies des plantes. Il y était déjà question  de l’impact de la transformation des systèmes de culture et du commerce des produits végétaus sur la dispertsion de maladies et inscetes à grande distance, loin de leur centre d’origine. L’implantation, à grande échelle, de cultures très homogènes, remplaçant des systèmes diversifiés et hétérogène, était déjà pointée du doigt (en 1914 !) comme la cause de “véritables calamités” imputables à des maladies et ravageurs auparavant “localisés et relativement bénins”. Le texte appelle dans sa conclusion

Les premiers administrateurs de la société étaient, tout comme maintenant, des scientifiques de premier plan. Son fondateur et premier président, Louis Mangin (1852-1937), avait été élu en 1904 premier professeur de Cryptogamie au Muséum national d’Histoire naturelle, qu’il présida de 1920 à 1931. Son traité Parasites végétaux des plantes cultivées, paru en 1921, est le plus lointain ancêtre du présent ouvrage. Paul Hariot (1854-1917), un pharmacien chargé de l’organisation de l’herbier cryptogamique du Muséum, fut le premier Secrétaire général de la société. Le Secrétaire, Gabriel Arnaud (1882-1987), était le directeur de la Station de Pathologie végétale de Paris ; également professeur  de phytopathologie à l’École nationale d’horticulture de Versailles, il publia avec sa femme Madeleine un monumental Traité de pathologie végétale (1932).

La liste des 30 membres fondateurs de la société impose également le respect. Elle inclut, parmi les célébrités scientifiques de l’époque : le botaniste Pierre Dangeard (1862-1947),  qui mit en évidence la fusion des noyaux dans les asques; Édouard Prilllieux (1829-1915), professeur de botanique à l’INA, où il donna le tout premier cours de phytopathologie; Émile Schribaux (1857-1951), professeur de génétique et amélioration des plantes à l’INA; le botaniste et horticulteur Philippe de Vilmorin (1872-1917) ; Eugène Tisserand (1830-1925), premier directeur (1876-1878) de l’INA; et, nul autre que Pierre Viala (1859-1936), le sauveur du vignoble européen, qui identifia et ramena du Nouveau Monde les porte-greffes résistants au phylloxéra.

Les parutions mensuelles du bulletin donnent une idée très vivante des avancées de la disciplines à l’époque. Ouverte sur le monde, la société possédait de nombreux et célèbres correspondants étrangers. Lors d’une mémorable session extraordinaire organisée en 1924, la société accueillit Erwin Smith (1854-1927), le fondateur de la bactériologie végétale.

Suite au changement de nom de la société en Société de pathologie végétale et d’entomologie agricole de France  en 1923 le bulletin devint la Revue de pathologie végétale et entomologie agricole.  La production scientifique de la société atteint son apogée entre 1925 et 1930, avec une moyenne de 40 à 45 contributions publiées annuellement. L’effectif doubla en 10 ans, atteignant 180 membres en 1923.

La société fut durement aff’ectée par la crise de 1929. Les rapports publiés dans les bulletions mensuels de l’année 1930 font état de l’impossibilité pour de nombreux membres de payer leur déplacement jusqu’à Paris pour assister aux séances, voire de payer leur cotisation. Le bulletin cessa d’être publié lorsque la guerre éclata en 1939, ce qui mit fin à 25 années d’activité continue dans les domaines de la pathologie végétale et de l’entomologie agricole.

L’activité de la société reprit après la libération, avec la publication du bulletin jusqu’en 1962. L’orientation de la société devint exclusivement entomologique, ce qui entraîna son absorption, ainsi que celle du bulletin, par la Société d’entomologie de France.
Il fallut une décennie aux phytopathologistes pour réorganiser leur propre société. Le célèbre mycologiste Georges Viennot-Bourgin (1906-1986), professeur à l’ INA et auteur des deux volumes Les champignons parasites des plantes cultivées (1949), qui régna sans partage sur la phytopathologie française pendant quatre décennies, fonda le 12 mai 1971 la Société française de phytopathologie. La SFP organisa son premier congrès national à Rennes in 1987 et a organisé depuis un colloque national tous les quatre ou cinq ans dans diverses villes de France  (Montpellier, Dijon, Nice, Angers, Toulouse, Lyon, Paris, Colmar et Dunkerque, ce dernier couplé avec le colloque de l’European Foundation for Plant Pathology). Des colloques thématiques (bactériologie, mycologie et virologie) sont organisés tous les deux ans par la société à Aussois, dans le cadre enchanteur  de la vallée de la Maurienne.

 

Conseil d'Administration

Le Conseil d'Administration est l'organe de décision de la SFP. C'est lui qui détermine les orientations générales, les actions à entreprendre et le budget. Les membres du Conseil sont élus par les membres pour trois ans. Les anciens Présidents de la Société sont membres d'honneur du Conseil. 

 

BALLINI Elsa     Administrateur
UMR BGPI, CIRAD, TA A-54/K, Campus International de Baillarguet, 34398 Montpellier Cedex 5

Elsa.Ballini@Supagro.fr


BUEE Marc      Administrateur

UMR1136 Interactions Arbres-Micoorganismes (IAM), INRAE-Université de Lorraine, 54280 Champenoux

marc.buee@inrae.fr


CHOQUER Mathias     Administrateur
UMR MAP, Université Claude Bernard Lyon I, 10 Rue Dubois, Lwoff, 69622 Villeurbanne

mathias.choquer@univ-lyon1.fr


FERNANDEZ Diana     Membre d’honneur (ancienne Présidente)
UMR186 Résistance des Plantes aux Bioagresseurs, IRD-UM2-CIRAD, 911 avenue Agropolis, BP 64501, 34394 Montpellier Cedex 5

Diana.Fernandez@ird.fr


FRENDO Pierre      Administrateur

UMR1355 Institut Sophia Agrobiotech, INRAE Sophia, 400 route des Chappes, BP167, 06903 Sophia Antipolis

Pierre.Frendo@unice.fr


FREY Pascal     Membre d’honneur (ancien Président)

UMR 1136 Interactions Arbres-Micoorganismes (IAM), INRAE-Université de Lorraine, 54280 Champenoux

pascal.frey@inrae.fr


FUDAL Isabelle      Administrateur

UMR1290 BIOGER, INRAE-AgroParisTech,78850 Thiverval-Grignon

isabelle.fudal@inrae.fr


GERMAN-RETANA Sylvie     Présidente
UMR 1332 BFP, INRAE, 71 avenue Edouard Bourlaux, CS 20032, 33883 Villenave d'Ornon Cedex

sylvie.german-retana@inrae.fr


GODIARD Laurence     Administrateur
LIPM, INRAE Toulouse, chemin de Borde Rouge, CS52627, 31326 Castanet-Tolosan

laurence.godiard@inrae.fr


HOMMAIS Florence      Administrateur

UMR5240 Microbiologie Adaptation Pathogénie, Université Lyon 1, 11 avenue Jean Capelle, Villeurbanne

florence.hommais@univ-lyon1.fr


LEMAIRE Olivier     Administrateur
UR BIVV, INRAE, 28 rue de Herrlisheim, BP507, 68021 COLMAR Cedex

olivier.lemaire@inrae.fr


PETTER Françoise      Administrateur

OEPP, 21 boulevard Richard Lenoir, 75011 Paris

fp@eppo.int


SACHE Ivan     Membre d’honneur (ancien Président)
UMR1290 BIOGER, INRAE-AgroParisTech, UFR Écologie, Adaptation, Interactions, 16 rue Claude Bernard, 75231 Paris Cedex 05

Ivan.Sache@Agroparistech.fr


SIAH Ali     Administrateur
UMR 1158 BioEcoAgro, Yncréa Hauts-de-France, 48 boulevard Vauban, BP 41290, 59014 Lille

ali.siah@yncrea.fr


SUFFERT Frédéric     Secrétaire Général

UMR1290 BIOGER, INRAE-AgroParisTech,78850 Thiverval-Grignon

frederic.suffert@inrae.fr


VAL Florence     Administrateur
ESP, AgroCampus Ouest, 65 rue de Saint-Brieuc, 35042 Rennes Cedex

Florence.Val@Agrocampus-Ouest.fr


VENEAULT-FOURREY Claire     Trésorière
UMR1136 Interactions Arbres-Micoorganismes (IAM), INRAE-Université de Lorraine, 54280 Champenoux

Claire.Veneault-Fourrey@inrae.fr


ZIEGLER-GRAFF Véronique      Administrateur

Institut de Biologie Moléculaire des Plantes, CNRS, 12 rue du général Zimmer, 67084 Strasbourg Cedex

veronique.ziegler-graff@ibmp-cnrs.unistra.fr


 

Le Bureau

GERMAN-RETANA Sylvie     Présidente

SUFFERT Frédéric     Secrétaire Général

VENEAULT-FOURREY Claire     Trésorière